Quand j'ai besoin de paix

Chères et précieuses lectrices,

Vous êtes sûrement de mon avis pour dire que nous sommes sollicitées de parts et d’autres. Plusieurs informations nous sont transmises en peu de temps, tantôt de belles choses, tantôt des mauvaises. Si vous êtes comme moi, vous avez besoin de trouver la paix quelque part dans tout ce brouhaha d’activités et de tracas. Je n’ai pas la prétention d’affirmer que mon approche est scientifique et qu’elle vous fera oublier tous vos soucis, mais j’avais envie d’écrire avec mon cœur et mon vécu tout simplement. Voici trois trucs qui, à travers le temps, se sont avérés pertinents et essentiels lorsque j’ai eu besoin de faire le vide et de retrouver le calme dans mon esprit…

1.    Respirez, admirez & louez

Une simple marche peut mettre beaucoup de choses en perspective. Il ne s’agit pas ici d’aller marcher pour faire de l’exercice, pour aller s’épuiser davantage. Aller marcher, dans ce cas, consiste plutôt à «faire le vide». Prendre le grand air, respirer le bon air et s’émerveiller de la création magnifique de notre Dieu. Il est prouvé que le soleil et la nature ont un effet bénéfique calmant sur nous nous et que cela nous procure une relaxation psychologique. Pourquoi tout le monde désire tant voyager, partir ailleurs où il faut chaud et où la nature est différente d’après vous? Lorsque nous prions le Dieu créateur de toutes choses, les préoccupations de notre cœur changent pendant un instant, nos inquiétudes et nos tracas qui raisonnaient dans notre tête et notre cœur ne sont plus, ils se dissipent tranquillement, quelque chose de plus important devient l’objet de nos pensées. S’arrêter et louer Dieu pour ce qu’Il a fait (et ce qu’il fait tous les jours) de merveilleux est un bon exercice qui permet de se réjouir et de se rappeler que notre Dieu est grand, plus grand que nos soucis. 

2.    Gardez vos pensées & remplissez-vous de l’Esprit

Souvent les pensées que nous cultivons nous empêchent de trouver la paix. Vous le savez déjà, le désespoir, l’amertume, l’inquiétude, la colère, la convoitise, etc. empoisonne l’esprit, mais trop souvent c’est nous-même qui donnons un libre accès à ces pensées dans notre esprit. En les laissant nous hanter, nous nous rendons tout simplement esclaves… Ces pensées ne doivent pas avoir le contrôle sur nous, c’est nous qui devons avoir le contrôle sur elles. Reconnaître les pensées négatives est un cheminement progressif et non instantané qui découle de la décision de garder ses pensées quotidiennement à chaque heure et à chaque instant... Ne perdez pas courage, il est possible de triompher de ces mauvaises pensées! Le truc? Il faut arriver à changer les pensées nocives lorsqu’elles font surface. Dieu nous rappelle dans sa Parole que nous sommes transformés par le renouvellement de son Esprit Saint. D’abord, il faut être consciente que notre esprit est constamment rempli de quelque chose. La notion de vide n’existe pas, et ce même lorsqu’on utilise l’expression «faire le vide» - comme je l’ai cité plus haut, dans mon premier point. En fait, ce que nous voulons dire lorsque nous utilisons cette expression, c’est que nous voulons nous changer les idées. L’exercice ici consiste donc à changer sa pensée complétement. Dans l’Épître aux Philippiens, Paul encourage les chrétiens de Philippes à cultiver des pensées qui sont vraies, honorables, justes, pures, aimables, dignes d’approbation et de louange (Ph 4.8). Alors tout ce qui est contraire - ce qui est faux, irrespectueux, injuste (souvent les mensonges du diable sur nous-mêmes ou sur les autres), détestable (tout ce qui a trait à la rancune, la méchanceté…) - ne devrait pas faire l’objet de nos pensées. Il faut donc prendre conscience de ce qui passe et repasse dans notre tête afin d’identifier ce qui en fait l’objet. Une fois cela fait, il faut soit encourager ces pensées (si elles sont bonnes) ou les chasser (si elles sont mauvaises). Remplissez votre âme de belles choses : vraies, honorables, justes, pures, aimables, dignes d’approbation et de louange, de belles promesses de notre Seigneur ! 

3.    Déposez vos fardeaux & lâchez prise

Normalement, lorsque nous sommes stressées, tourmentées, bref quand nous recherchons la paix, c’est parce qu’il y a une situation qui nous ronge. Dans le jargon chrétien, on entend souvent : «Dépose ton fardeau au Seigneur, …au pied de la croix». Mais qu’est-ce que cela veut dire concrètement? Ce sont-là de bien belles paroles, mais personne ne peut vraiment aller au mont Golgotha pour y déposer son fardeau (d’ailleurs ce qui nous tourmente ne se dépose même pas physiquement). Ce fardeau peut se résumer en quelque chose de trop stressant, de trop irritant, de trop énervant ou de trop angoissant. Une chose est certaine : il est de trop lourd pour nous. Jésus nous invite à venir à lui : «Venez à moi [Jésus] vous qui êtes fatigués et je vous donnerai du repos». Laissez-moi vous expliquer comment je perçois ce passage. Pour moi, il s’agit d’une invitation comme l’invitation qu’une amie chère vous lancerait : «Viens souper chez moi vendredi soir et raconte-moi ce qui ne va pas, viens et confie-toi cela te libérera». Jésus n’est pas un personnage fictif qui est au ciel, qui est déconnecté de votre réalité. Il est vivant et il est notre ami, notre Sauveur!!!! C’est une personne réelle qui vit, qui entend, qui écoute, qui parle et qui agit. Le réalisez-vous? Trop souvent, j’oublie moi-même cette vérité. Déposer notre fardeau voudrait simplement dire, dans un premier temps, «vider son sac» dans les bras de notre tendre ami, Jésus, par la communication (prière); puis, dans un deuxième temps, se laisser conseiller, outiller ; et finalement, laisser le Seigneur lui-même gérer la situation à notre place. Parfois, on vit des choses tellement énormes, tellement lourdes que quoi qu’on fasse ça ne changera rien, la meilleure chose à faire devient alors ne rien faire, lâcher prise, faire confiance. Alors «déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » (1 Pi 5.7).

J’espère de tout cœur que ces 3 trucs vous seront utiles quand viendront les moments de doute, de surmenage et d’inquiétude. Je prie que la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, garde vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ (Ph 4.8).

Soyez bénies!

AM xx

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