Voici pourquoi Raphaël Anzenberger recommande la lecture du livre « L'ADN d'une Église qui grandit »

Il y a des Églises qui vous invitent et dont vous avez du mal à vous rappeler le nom et l’adresse. Et d’autres qui vous laissent un souvenir impérissable. Une en particulier, celle de Huy en Belgique.

J’y étais invité par mon ami et collègue Daniel Liberek. Nous avions chauffé les bancs de l’université ensemble, à Columbia International University aux États-Unis. Je connaissais sa rigueur théologique, sa passion pour la missiologie, son cœur pour l’Église. Après nos études, nous avions travaillé au développement du Forum des Évangélistes en sillonnant les continents européen, africain et américain. Je lui avais découvert un fardeau pour l’évangélisation du monde, dans l’esprit du Mouvement de Lausanne : l’Église entière annonçant l’Évangile entier au monde entier.

Restait sa face cachée, celle de pasteur de l’Église de Huy. Serait-elle en accord avec tout ce que je connaissais de sa personne, de son ministère international au sein de la United World Mission ? Si on peut se cacher derrière l’excellence académique, ou les signatures de bas de courriel, là-bas, au loin, on ne peut échapper à la dure réalité du terrain, ici, auprès des hommes et des femmes dont Dieu nous confie la charge pastorale. J’allais enfin découvrir l’envers du décor.

Peine perdue. Ce routard de la mission est redoutable de cohérence. À Huy, son fief pastoral, j’ai découvert une assemblée à l’image de son pasteur : chaleureuse, rigoureuse, et pleine d’entrain pour la mission.

La veille, j’assistai au groupe de jeunes. Au menu, partage biblique et match de hockey. Dans les locaux ! Renversant. Daniel me lance : « C’est le Club Oasis et Paracool qui font une soirée inter-jeunes ». Paracool. J’adore ! Dans les tribunes improvisées, une personne de la rue qui a vu la lumière et est entrée dans l’Église. « Bienvenue Robert ! » lance Timothée, le fils de Daniel en charge de ce grand remue-ménage. Visiblement, l’homme connait les lieux et Timothée connait la rue. Symbiose entre le dehors et le dedans. Je commence à aimer cette Église.

Le lendemain matin, j’y apporte la prédication dominicale. Ce qui me frappe au premier regard, c’est l’amour qui émane de cette assemblée. Quel que soit l’arrière-plan familial, sociologique, professionnel. Quelle que soit la tranche d’âge. Jeunes et vieux qui se réjouissent ensemble. Étonnant ! Je retiens également de la salle de culte cet espace accueillant, reposant, ou la croix domine. Haute, nous rappelant la séparation de l’homme avec Dieu. Large, nous rappelant l’amour de Dieu pour les hommes. L’architecture du bâtiment en adéquation avec la dynamique communautaire. Une seule Église, visible et invisible.

Le thème choisi par Daniel ce matin : « La place du chrétien de tous les jours dans le plan souverain de Dieu ». L’auditoire est attentif, il prend des notes, comme à la fac. Énergisé par le lieu, je « mouille ma chemise » et je donne tout, sillonnant en long et en large cette longue estrade. Je me dis : « Mission accomplie, merci Seigneur ! ». Que nenni. Ils en redemandent ! Après des agapes copieuses, dans la plus pure tradition belge, on remet le couvert pour une deuxième session sur les défis apologétiques d’aujourd’hui. Les questions fusent, je n’arrive plus à suivre. Quelle soif spirituelle et théologique !

Il fallut m’extirper de la réunion par la porte de derrière pour que je réussisse à prendre mon train de 15 h. Affalé sur la banquette, je médite. Quelle expérience ! Un verset me vient à l’esprit : « Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive, car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres, et c’est aussi ce que vous faites envers tous les frères dans la Macédoine entière » (1 Thes. 4 : 9-10).

Il y a des Églises qui vous laissent un souvenir impérissable. Une en particulier, celle de Huy en Belgique.

Le livre que vous tenez entre les mains est une mine d’or, tant sur le plan des acquis théoriques de la missiologie que sur les aspects pratiques de leur mise en œuvre au sein de l’Église locale. À l’heure où les Églises francophones réfléchissent à la revitalisation de leurs assemblées, quoi de mieux qu’un regard pastoral éclairé sur les apports passés et présents des théoriciens de la croissance de l’Église. Dans son livre, Liberek retrace la généalogie de ces grands courants du XIXe et XXe siècle, pour la plupart inconnus du public francophone, afin de mieux saisir les enjeux de la missiologie d’aujourd’hui. Fort de ces recherches doctorales, Liberek nous livre, page après page, les clés d’une croissance d’Église éprouvée dans le creuset scripturaire et mises en œuvre intentionnellement au sein de son Église locale.

En lisant ces pages, j’y ai revu ces visages que j’avais croisés lors de ma visite. Plus qu’une invitation à découvrir son Église, c’est un voyage au cœur de la croissance de l’Église que vous propose Daniel Liberek. Parce que ce qui se vit à Huy peut se vivre ailleurs. Pourquoi pas dans votre Église !

Raphaël Anzenberger
Directeur de RZIM.fr, Professeur-adjoint des Universités en études interculturelles, Columbia International University, États-Unis.

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