5 bonnes raisons d’exhorter les jeunes chrétiens (J. C. Ryle)

1. Il y a peu de jeunes gens qui marchent avec Dieu.

    Je parle sans égard aux individus, je dis cela de tous : grands ou petits, riches ou pauvres, gens instruits ou ignorants, citadins ou campagnards, il en est partout de même. Je frémis en voyant combien peu de jeunes gens sont conduits par l’Esprit ; combien peu marchent dans le chemin étroit qui mène à la vie ; combien peu placent leurs affections dans les choses d’en haut ; combien peu prennent la croix de Jésus et le suivent. C’est pénible à dire, mais je crois, qu’aux yeux de Dieu, c’est la vérité. Jeunes gens, dans quelle condition sont vos âmes immortelles ? Hélas, de quelque côté que je me tourne, la réponse que j’obtiens est toujours la même ! […] N’est-ce pas une horrible pensée que celle qui nous montre souvent les jeunes gens que nous rencontrons comme des ennemis de Dieu qui s’avancent sur la route large qui mène à la perdition, et qui est impropre pour le ciel. Oh ! en présence de tels faits, qui osera nier la nécessité de les rendre les objets des plus pressantes exhortations ?

    2. La mort et le jugement attendent aussi les jeunes gens, mais ils semblent l’avoir oublié.

    Jeunes gens ! un jour a été arrêté, auquel vous devez mourir ; quelque forts et bien portants que vous soyez aujourd’hui, le jour de votre mort est peut-être tout proche ! […] Vous vous dites peut-être que vous réfléchirez à ces choses au moment opportun. Ainsi pensaient Félix et les Athéniens, auxquels Paul s’adressait ; mais cette autre fois ne vint jamais. L’enfer est pavé de telles intentions. Occupez-vous, pendant que vous le pouvez, de cette œuvre, qui est la plus importante de toutes. Ne laissez planer aucune incertitude sur ce qui est éternel.

    Quand le salut de votre âme est en jeu, ce n’est pas une chose légère. Jeunes et vieux, tous ont besoin du salut ; tous ont besoin de naître de nouveau, d’être lavés dans le sang de Christ, d’être sanctifiés par le Saint-Esprit. Heureux celui qui ne se repose jamais jusqu’à ce qu’il ait en lui le témoignage du Saint-Esprit, lui disant qu’il est enfant de Dieu !

    3. Ce que les jeunes gens deviendront un jour dépend, selon toute probabilité, de ce qu’ils sont maintenant.

    La jeunesse est le temps des semailles pour l’âge mûr. Par le bourgeon, nous jugeons de l’arbre ; par les fleurs, nous jugeons du fruit ; par le matin, nous jugeons du jour ; et, par le caractère d’une jeune personne, nous pouvons, en général, juger de ce qu’elle sera faite plus tard.

    Jeunes gens, ne croyez pas qu’il vous sera facile de pouvoir à volonté servir les convoitises et le plaisir dans la jeunesse, et Dieu dans vos derniers jours. Ne croyez pas pouvoir vivre comme Ésaü et mourir comme Jacob. C’est une moquerie que d’en agir de la sorte avec Dieu et avec vos âmes. C’est une amère ironie que de supposer que vous pouvez donner la fleur de votre force au monde et au démon, puis offrir au Roi des rois les restes décolorés de votre existence et les débris de vos cœurs et de vos facultés. […] Chaque année passée dans l’impénitence rend la muraille qui vous sépare de Dieu plus haute et plus épaisse, et le golfe que vous devez traverser plus profond et plus large. Redoutez l’effet endurcissant de tout délai à vous débarrasser du péché. Maintenant, c’est le temps favorable. Priez pour que votre fuite n’ait pas lieu dans l’hiver de vos jours. Si vous ne cherchez pas le Seigneur pendant la jeunesse, il est probable que vous ne le chercherez jamais ; et c’est pour cela que je vous exhorte.

    4. Le diable s’emploie spécialement à ruiner les âmes des jeunes gens, et ils n’en ont apparemment pas conscience.

    Satan sait fort bien que l’avenir de la nouvelle génération vous appartient ; c’est pour cela qu’il met en jeu tous ses artifices pour s’emparer de vous ; je ne voudrais pas vous laisser ignorer ses ruses.

    Vous êtes ceux auxquels il réserve ses tentations les plus raffinées, dont il enlace les cœurs avec la sollicitude la plus active. C’est pour vous qu’il garnit ses trappes des amorces les plus douces, qu’il étale ses marchandises avec le plus d’art, afin que vous achetiez ses poisons emmiellés, et que vous mordiez à ses perfides friandises. Vous êtes le principal objet de ses attaques : veuille le Seigneur vous en délivrer ! 

    Jeunes gens, gardez-vous de tomber dans ses pièges : il vous jettera de la poudre aux yeux, et vous empêchera de voir les objets sous leurs véritables couleurs. Il cherchera à vous faire trouver le mal bien et le bien mal. Il fardera, dorera et habillera le péché, de telle sorte que vous ne puissiez vous défendre de l’aimer. Il vous représentera la religion sous un faux jour, sous une forme rebutante, comme une caricature, pour vous la faire prendre en dégoût. Il exaltera les plaisirs du péché, mais il vous cachera soigneusement son aiguillon. Il élèvera devant vos yeux la croix et ses mortifications ; mais il vous cachera la vue de la croix éternelle de Christ et de ses bénédictions. Il vous promettra de vous donner toute chose, comme il l’a fait avec Jésus : pourvu que vous l’adoriez. Il vous aidera même à prendre une religion de forme, pourvu que vous négligiez sa force. Il vous répétera sans cesse, au commencement de votre vie, qu’il est trop tôt pour servir Dieu, et, quand vous approcherez de la fin, il vous dira : « Il est trop tard. » Oh ! gardez-vous de ses ruses !

    5. Les jeunes gens ont besoin d’exhortations, à cause du malheur dont ils seront préservés, s’ils commencent à servir Dieu dès maintenant.

    Si vous interrogiez de vrais croyants, vous en trouveriez beaucoup qui vous tiendraient ce langage : « Oh ! si je pouvais recommencer les jours de ma jeunesse ! Oh ! si j’avais employé plus convenablement le commencement de ma vie ; si je n’avais pas laissé germer ces mauvaises habitudes au printemps de mes jours ! »

    Jeunes gens, je veux vous épargner ces regrets, vous sauver de cette calamité, si je le peux. On apprend toujours trop tard qu’il y a un enfer. Ce que jeunesse sème, l’âge avancé le recueillera. Ne consacrez pas la première et la plus précieuse période de votre vie à ce qui ne vous sera d’aucune consolation dans la dernière.

    Le péché commis aujourd’hui avec légèreté vous semble oublié ; mais lui ne vous oublie pas, il saura vous rencontrer quelque part et se rappeler à votre souvenir. Les vieilles blessures occasionnent souvent des souffrances longtemps après leur guérison, lorsqu’il n’en reste plus que les cicatrices. Il en sera de même à l’égard de vos péchés.

    « L’expérience, dit un proverbe, tient une école qui coûte fort cher ; mais les insensés ne veulent étudier dans aucune autre. » Je voudrais vous épargner le chagrin d’être enseigné à cette école, et c’est le dernier motif pour lequel je vous adresse cette exhortation.

    – J. C. Ryle

    Extrait du livre Exhortations aux jeunes chrétiens par John Charles Ryle.

     

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