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Qu'enseigne réellement la Bible au sujet de l'homosexualité

Publié le 01-02-2016 par Normand Bédard | 0 commentaires

Kevin DeYoung l’avoue d’emblée: son livre sur l’homosexualité est un livre chrétien, avec un accent seulement sur ce qu’enseigne la Bible, et défendant une vision traditionnelle du mariage.

Le livre est divisé en 2 parties. La première consiste en 5 chapitres qui examinent les textes bibliques les plus pertinents et les plus débattus sur l’homosexualité. Dans la deuxième partie, l’auteur s’attarde aux objections les plus communes à la vision traditionnelle de la moralité sexuelle par les « révisionnistes » (ceux et celles qui remettent en question la définition traditionnelle du mariage).

Partie 1

D’emblée, Genèse 1 et 2 montre que l’intention de Dieu est de créer une humanité à partir de deux êtres complémentaires et faits l’un pour l’autre, capables de devenir « une seule chair », acte d’union qui assure le mandat de la procréation. L’homme et la femme sont faits l’un pour l’autre.

Plus loin dans la Bible, le récit de Sodome et Gomorrhe suscite une question : quel était exactement le péché qui a attiré le jugement de Dieu ? Non, l’acte homosexuel n’était certes pas le seul péché des habitants de ces villes, mais il était assurément parmi les actes tombant sous le jugement de Dieu.

Les passages très directs en Lévitique 18 et 20 sur les actes homosexuels sont souvent rejetés comme d’autres impératifs du Lévitique qui n’ont plus cours aujourd’hui. Mais DeYoung montre que la condamnation des gestes homosexuels se retrouve dans d’autres livres et que Paul fait directement référence au Lévitique dans sa condamnation de l’homosexualité.

Ce même Paul, dans le 1er chapitre de la « plus importante lettre de l’histoire du monde », décrit la condition du monde après la Chute et il identifie la passion entre gens de même sexe comme une conséquence de cette Chute.

Malgré les débats sur les mots qu’il utilise (malakoi et arsenokoitai), Paul condamne aussi l’homosexualité dans 1 Corinthiens 6 et 1 Timothée 1.

Partie 2

L’auteur répond à ceux qui soulèvent que bien peu de versets dans l’immense Bible parlent d’homosexualité, et que Jésus ne l’aborde même pas. Pour DeYoung et pour les « révisionnistes » honnêtes, « aucun argument pour l’homosexualité ne peut être trouvé dans la Bible », et même Jésus la condamne implicitement par l’utilisation du mot pornea.

Pour contrer ce fait, les révisionnistes évoquent la distance culturelle entre notre époque et celle de la Bible. À leurs yeux, nous parlons aujourd’hui de vie commune, consensuelle et permanente, alors que les auteurs de la Bible comme Paul condamnaient en fait des pratiques comme la pédérastie et le viol.

Mais même les spécialistes non conformistes rejettent cette théorie.

Une autre critique des révisionnistes est que le monde chrétien qui condamne l’homosexualité passe sous silence de nombreux autres péchés, comme la gourmandise et le divorce. C’est vrai, l’Église ne prend pas toujours ses responsabilités, particulièrement dans le cas du divorce. Mais cela ne peut pas servir d’argument pour minimiser le péché de l’homosexualité.

On entend aussi l’argument que l’Église est supposée être un lieu pour les gens brisés : personne n’est parfait, après tout ! Oui, répond DeYoung, l’Église est un lieu pour des pécheurs, mais des pécheurs repentants. La vraie repentance produit des changements dans nos vies qui sont une conséquence nécessaire à la vraie foi.

Les opposants au christianisme clament que les chrétiens sont « du mauvais côté de l’histoire », comme l’ont été les ségrégationnistes. Mais la vision progressiste de l’histoire est discréditée par les historiens. Non, l’humanité ne progresse pas toujours dans la bonne direction. DeYoung démontre que plusieurs « erreurs historiques » dont on accuse l’Église relèvent du mythe.

Le livre traite aussi de la question de l’injustice vécue par ceux qui ressentent un réel sentiment d’attirance pour les gens de même sexe. À ce jour, aucune évidence scientifique ne supporte encore une cause génétique ou biologique à l’homosexualité, et même si cela était le cas, cela n’enlèverait en rien la culpabilité de l’équation. Le cœur humain est soumis à toutes sortes de désirs que nous devons combattre. D’ailleurs, il est possible pour un homosexuel de changer son orientation. DeYoung relate plusieurs cas indéniables.

Que peuvent faire les chrétiens qui sont attirés par les gens de même sexe, et qui désirent être aimés et se marier ? Tous n’ont pas de don de célibat dont parle Paul. Mais même les gens mariés ont à lutter contre certains désirs sexuels. Et les célibataires hétérosexuels, les infirmes, connaissent la même lutte.

Aussi, les désirs que nous percevront « naturels » ne sont pas nécessairement légitimes. Même le sentiment de bien-être après de mauvaises décisions n’est pas un critère valable. L’éthique de la Bible doit avoir le dernier mot. Être un disciple de Jésus-Christ implique de mourir à soi-même.

DeYoung dénonce l’importance démesurée du sexe dans notre société, mais aussi du mariage dans les milieux chrétiens, qui diminue la valeur de ceux qui sont appelés à vivre le célibat. La valeur de la vie humaine n’est pas définie par le sexe ou le mariage. Après tout, l’intimité du mariage est une ombre de la réalité glorieuse de l’union entre Jésus-Christ et son épouse, l’Église.

Les révisionnistes font valoir que l’essence même de Dieu est l’amour. Oui, Dieu est amour, mais il a d’autres attributs. Ce même Dieu nous commande de rejeter le mal. Beaucoup d’arguments des révisionnistes font appel à l’amour et à la grâce, mais une grâce détachée de la responsabilité intellectuelle et des Écritures. Oui, Dieu est amour, mais cet amour a amené le Fils à la croix pour être victime propitiatoire pour nos péchés, dont nos péchés sexuels.

En conclusion, DeYoung mentionne que le christianisme a vu l’homosexualité comme un mal depuis 19 siècles et demi. Pour lui, la nouvelle conception du mariage met en péril la monogamie, l’intégrité de l’éthique sexuelle chrétienne et l’autorité même de la Bible. Et nous en arrivons là à cause du libéralisme, un système de pensée né à la fin du 18e siècle qui désire adapter la théologie et le christianisme aux connaissances et valeurs modernes.

Le livre se termine par trois appendices traitant de la question du mariage gai, de l’attrait pour les personnes de même sexe et de recommandations pour l’Église sur la question de l’homosexualité.

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