Être une bénédiction pour les autres, un cadeau permanent

Je reviens d’une conférence de femmes qui a eu lieu dans ma région. Une des nombreuses phrases qui a retenu mon attention pendant la conférence, c’est lorsque la conférencière, Mme Isch, a mentionné l’expression suivante : «être une bénédiction pour les autres». À l’approche de Noël, je trouve que cette expression prend tout son sens. En effet, Jésus a été littéralement une bénédiction pour nous tous en venant sur la terre et, durant son passage, Il a enseigné comment être une source de bénédictions pour les autres. Dans la Bible, nous pouvons observer aussi plusieurs personnages qui ont eu un impact sur les autres, tantôt mauvais, tantôt sous forme de bénédiction. Certes, nous avons tous un impact sur les autres, sur notre entourage immédiat, au travail, auprès de nos amis et dans l’Église. Il faut constamment se rappeler que Dieu nous a créés pour être en relation avec les autres. Chaque jour, nous côtoyons des gens. Dans son plan parfait, Dieu veut que nous soyons en relation avec les autres, car il y a quelque chose de divin à apprendre. Se donner pour ses amis (Jn 15.13), servir les autres (1 Pi 4.10), aimer son prochain comme soi-même (Mt 22.39), bénir son ennemi (Lu 6.27), s’occuper de la veuve et de l’orphelin (Ja 1.27) sont tous des commandements de Dieu qui, lorsque mis en pratique, transforment notre égoïsme et nous rend de plus en plus semblable à notre Seigneur Jésus.

Mais comment être une bénédiction pour les autres?

Afin d’être une véritable bénédiction pour les autres, il faut d’abord accepter les situations dans lesquelles on se trouve et éliminer les phrases telles que «pourquoi moi?». Nous devons réaliser que notre vie compte pour Dieu, en premier, et que notre vie a un impact sur quelqu’un, quelle que soit la situation. Dieu nous place dans différentes situations et nous devons avoir un impact à partir de là. Je suis bien consciente que cela n’est pas toujours évident… Mais n’est-ce pas là, dans ces moments, que la grâce de Dieu et la puissance de l’Esprit se déploient? Dieu nous donne à tous des talents, des dons, et c’est avec ceux-ci que nous pouvons bénir les autres, peu importe la situation: maladie, pauvreté, injustice, etc. Notre attitude face aux difficultés est une forme de bénédiction. Nous devons vivre pour les autres et non pour nous-même, même si cela s’avère difficile. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Jésus le maître de tout et notre ami qui veut notre bien. Paul, Pierre, Jacques et Jean ont aussi renchéri dans leurs diverses épîtres. C’est en vivant ainsi, pour les autres, que la raison de la vie sur terre prend tout son sens. 

Voici une citation très intéressante de la part d’un homme qui a vécu d’atroces souffrances, soit celles d'avoir perdu, à deux reprises, toute sa famille; dans un premier temps dans un camp d'extermination nazi, et dans un deuxième temps, dans l'incendie de leur maison. Cet homme éprouvé a dit: «Comment et pourquoi vivre si seulement notre course nous passionne?» (Martin Gray). Si cet homme n’avait vécu que pour lui-même, pour son bonheur personnel, il n’aurait sans doute pas tenu le coup après ces deux épreuves horribles… Hélas, nous sommes tellement préoccupés par nos propres buts, à veiller sur nos propres besoins – bien que certains soient légitimes – que nous en oublions les autres. «Notre foi est devenue formaliste», mentionnait la conférencière. Notre foi a perdu sa saveur humanitaire. Toute la simplicité d’un sourire, de recevoir les gens chez soi, d’être là pour les autres,  est devenu compliquée et s’est transformée en «je suis trop fatigué pour sourire», «ma maison n’est pas assez propre pour recevoir», «je n’ai pas le temps», «je… je... je…». «Où est passée la simplicité?», nous a lancé la conférencière les yeux humides. Puis, elle a poursuivi en prenant l’exemple de femmes africaines qu’elle connaît qui, malgré que leur mari soit décédé, que leur maison ait été la proie des flammes, continuent de persévérer et d’être une bénédiction pour leurs enfants et leur entourage. Chaque jour, elles redoublent d’efforts pour que, par le peu d’argent qu’elles gagnent, un de leur enfant puisse avoir la possibilité d’aller à l’école un jour… Elles mettent la main à la pâte pour aider une amie dans le besoin. Alors qu’à nos yeux elles ne semblent rien avoir, au contraire, elles ont TOUT. Elles ont une richesse que je ne possède pas, je le constate… Toutes ces femmes ont relevé des défis, elles ont accepté leur vie et en ont fait profiter d’autres; elles sont de vraies bénédictions pour les autres.

Donc, à la lumière de cet encouragement, quel est le talent, le don que Dieu vous a donné pour être une bénédiction pour les autres? Disposez-vous d’un talent manuel, avez-vous une passion pour l’écriture, pour la musique, pour le chant ou les arts. Aimez-vous cuisiner? Dieu vous a-t-il couverts de bénédictions matérielles (logis, moyens financiers particuliers). Avez-vous de la facilité à écouter les gens? Êtes-vous une personne de prière? Sage? Nous avons tous reçu des dons spirituels, mais nous avons tous également des dons plus naturels que nous pouvons mettre à contribution et ainsi être une bénédiction pour les autres. Que pouvez-vous faire, concrètement, aujourd’hui même?

En revenant de la conférence de Mme Isch dont le message avait si bien touché mon cœur, j’avais de la nourriture à préparer et des tâches à accomplir. J’ai alors décidé d’adopter une tout autre attitude, celle de la joie… En soirée, mon mari m’a dit: «on a vraiment passé une belle journée!». Pourtant, nous n’avions rien fait d’extraordinaire, mais tout était dans mon attitude. J’ai eu du plaisir à cuisiner pour lui et faire d’autres tâches. Ainsi dans cette simple situation, j’ai pu faire du bien à mon mari, lui être agréable et être une bénédiction pour lui. Je vous encourage à tenter l’expérience, vous verrez! Demandez au Seigneur de vous guider et de vous aider, car sans Lui, tout ça est beaucoup trop difficile, voire impossible.

Enfin, parmi nous, rares sont ceux qui vont briller à l’international pour leur foi ou pour ce qu’ils font, mais nous avons tous un impact, un héritage laissé derrière nous. Quel sera-t-il? Que dirons-nous de nous?

Seigneur, grand Dieu, pardonne mon égoïsme que je traîne depuis trop longtemps déjà. Apprends-moi à être une bénédiction pour les autres dans la simplicité de mon quotidien. Je veux laisser un bel héritage qui te glorifie. Seigneur Jésus, à l’approche de Noël, enseigne-moi comment devenir un cadeau permanent pour ceux qui m’entourent. Amen!

Soyez bénies, AM xxx

Article précédent Luther : conscience et prise de position (Kevin DeYoung)

Commentaires

Jean Marie Wed - juillet 19, 2020

Un message tres enrichisant.
J"aimerais recevoir d’autres articles

Dorcas - février 19, 2020

besoin de vos enseignements pour approfondir ma connaissance spirituelle

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