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La véritable liberté de Noël

La véritable liberté de Noël

Noël est arrivé. Les décorations scintillent, les cadeaux s’accumulent sous le sapin, et partout se répand cette atmosphère festive que nous attendons chaque année. Mais savons-nous vraiment ce que nous célébrons ?

Le mot « Noël » signifie « nativité ». Pour les chrétiens, c’est bien plus qu’une tradition culturelle ou un moment convivial en famille. C’est la célébration de l’événement le plus décisif de l’histoire humaine : la naissance de Jésus-Christ, le Sauveur du monde.

Nous ne fêtons pas un mythe. Nous ne racontons pas une parabole édifiante. Nous célébrons un fait historique : Dieu s’est fait homme. Le Créateur de l’univers a pris chair dans le ventre d’une vierge. L’Éternel est entré dans le temps.

Un ange l’a annoncé ainsi aux bergers :

… je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur (Luc 2.10-11).

Une bonne nouvelle. Une grande joie. Un Sauveur.

Mais de quoi Jésus nous sauve-t-il exactement ? La réponse à cette question transforme complètement notre compréhension de Noël.

Dans Ésaïe 61, le prophète décrit la mission du Messie qui doit venir :

L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; pour publier une année de grâce de l'Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous les affligés ; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l'Éternel, pour servir à sa gloire (Ésaïe 61.1-3).

Jésus est venu apporter une véritable liberté. Mais cette liberté est plus profonde que ce que nous imaginons souvent. Jésus nous libère de trois grands ennemis : la puissance de la mort, l'esclavage du péché, et la colère de Dieu. Ces trois libérations constituent le cœur de la bonne nouvelle de Noël.

1. Libres de la puissance de la mort

L’incarnation de Jésus ne parle pas seulement de sa naissance ; elle annonce aussi sa mort. Jésus n’a pas pris notre humanité pour vivre une vie confortable à Nazareth, mais pour mourir à notre place. Il l’a dit lui-même : il est venu « donner sa vie comme la rançon de beaucoup » (Marc 10.45).

Par sa mort à la croix, Jésus a affronté la puissance ultime qui tenait l’humanité captive : la mort, conséquence du péché : « Car le salaire que verse le péché, c’est la mort… » (Romains 6.23.)

Hébreux 2.14 l’exprime avec force : « Ainsi, par sa mort, il a pu rendre impuissant celui qui exerçait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » (S21).

La croix est à la fois le lieu de l’humiliation du Christ et celui de sa victoire. En mourant sans péché, Jésus a désarmé l’accusateur. Il nous libère de toute condamnation éternelle et nous donne la vie éternelle.

Si la mort elle-même n’est plus à craindre, qu’est-ce qui pourrait encore nous asservir ? Voilà une liberté réelle, profonde et durable.

2. Libres de l'esclavage du péché

Mais Jésus ne nous libère pas seulement des conséquences du péché ; il nous libère aussi de son pouvoir.

L’apôtre Jean écrit : « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8).

Le péché n’est pas une simple faiblesse morale. Il souille l’âme, nous maintient dans la rébellion contre Dieu, cultive l’ingratitude et déforme toute notre relation au Créateur. Pire encore : il est incurable par nos propres moyens. Jérémie le dit sans détour : « Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes accoutumés à faire le mal ? » (Jérémie 13.23.)

Nous ne pouvions pas nous libérer nous-mêmes. Mais ce que nous ne pouvions pas faire, Christ l’a fait pour nous. En venant à Jésus, la domination du péché est brisée. Nous passons d’une seigneurie destructrice à celle de Christ, qui donne la vie.

Cela ne signifie pas l’absence de lutte, mais une lutte désormais possible, soutenue par la puissance de Christ. Nous ne sommes plus esclaves ; nous sommes rendus capables de vivre pour Dieu.

3. Libres de la colère de Dieu

Il reste une libération encore plus fondamentale : celle de la colère de Dieu.

Romains 1.18 déclare : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes... »

Cette vérité est souvent mise de côté aujourd’hui. Pourtant, sans la justice et la colère de Dieu, l’amour de Dieu perd tout son sens. Dieu est saint. Il ne peut tolérer le mal. Sa colère n’est pas un défaut : elle est l’expression de sa justice parfaite.

Nous méritions ce jugement. Mais voici la merveille de l’Évangile : Jésus est venu être la propitiation pour nos péchés. À la croix, la colère que nous méritions est tombée sur lui, afin qu’elle ne tombe jamais sur ceux qui se confient en lui. C’est pourquoi le Psalmiste déclare : « Heureux tous ceux qui se confient en lui ! » (Psaumes 2.12.)

En Christ, nous sommes libérés de toute condamnation. La justice de Dieu est satisfaite, et sa grâce nous est offerte pleinement.

Trois implications pour votre vie

1. Une nouvelle raison de vivre

Nous ne vivons plus dans la peur de la mort, mais dans l’espérance de la vie éternelle. Nous sommes libérés pour aimer Dieu, aimer les autres et glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons.

2. L’espoir du pardon

Vos échecs ne marquent pas la fin de votre histoire. Christ est un Sauveur puissant et compatissant. Repentez-vous, revenez à lui : son pardon est réel et renouvelé.

3. Une aide réelle dans le combat

Vous n’êtes pas seul. « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4.4). Christ vit en vous par son Esprit et vous soutient dans la lutte contre le péché.

La question qui demeure

L’incarnation de Jésus est la bonne nouvelle que Christ est venu pour nous rendre libres. Mais une question demeure : êtes-vous prêt à le suivre ?

Un ancien soldat des forces spéciales racontait que, lors des opérations de libération d’otages, la difficulté principale n’était pas d’entrer dans le bâtiment ni de neutraliser l’ennemi, mais de convaincre les otages de suivre leurs libérateurs. Après de longues années de captivité, ils étaient souvent trop plongés dans les ténèbres et le désespoir pour faire confiance à ceux venus les sauver.

Il en va de même avec Jésus. Christ est venu jusqu’à nous. Il a franchi la distance infinie entre le ciel et la terre. Il a pris notre humanité, est mort à notre place et a vaincu la mort, le péché et la colère de Dieu. Mais si nous refusons de le suivre, nous demeurons esclaves.

Jésus est digne d’être suivi. Noël n’est pas simplement la naissance d’un homme religieux, mais Dieu fait chair, venu pour vous libérer, vous sauver et vous conduire dans la lumière. Le plus grand cadeau que Dieu vous offre est de reconnaître Jésus comme son Fils et votre Sauveur, celui à qui vous pouvez faire confiance pour diriger votre vie.

Nous vivons dans une société qui cherche la joie et la liberté sans Jésus. Mais la véritable joie se trouve en lui seul. Ne soyez pas comme l’hôtellerie de Bethléem qui n’avait pas de place pour lui. Faites-lui de la place dans votre vie – pas seulement à Noël, mais chaque jour – car c’est auprès de lui que se trouve la véritable joie.

Joyeux Noël et que Dieu vous bénisse abondamment en Jésus-Christ !

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