Voici pourquoi John Piper a écrit le livre «Jeûner»

Mon but et ma prière sont que ce livre réveille notre faim. Notre faim pour replacer Dieu au cœur de toutes choses, et ce pour la joie de tous les peuples. Le jeûne démontre la réalité de cette faim et en ravive la flamme. Il intensifie le désir spirituel. Il est notre allié indéfectible contre ce qui nous rend dépendants des plaisirs innocents. Il est à notre vie physique ce que le point d’exclamation est à la fin de cette phrase : « Vois à quel point j’ai soif de toi, ô Dieu, et combien j’ai hâte que ta gloire se répande dans le monde entier ! »


Nous pourrions imaginer que ceux qui se délectent le plus souvent au festin de la communion avec Dieu seraient les moins affamés de Dieu. Ils se détournent régulièrement des plaisirs innocents du monde pour s’attarder longuement dans la présence de Dieu en se plongeant dans la révélation de sa Parole. Là, par la méditation et la foi, ils se nourrissent du Pain du ciel et s’abreuvent d’Eau vive. Eh bien, paradoxalement, ces gens-là ne sont pas les moins affamés parmi les saints… C’est même plutôt l’inverse qui se produit. Les chrétiens les plus forts et les plus matures que j’ai pu rencontrer sont aussi les plus affamés de Dieu. La logique voudrait que ceux qui mangent le plus soient les moins affamés. Mais ce n’est pas ainsi que les choses fonctionnent quand la fontaine est intarissable, le festin sans fin et le Seigneur si glorieux !


Lorsque vous tenez ferme dans l’œuvre accomplie par Dieu en Christ, et commencez à vous abreuver au fleuve d’eau de la vie, à vous nourrir du Pain du ciel, lorsque vous savez que toutes vos aspirations sont enfin satisfaites… vous n’en devenez que plus affamé de Dieu. Et plus vous expérimentez la satisfaction qui vient de Dieu dans ce monde, plus vous aspirez au monde à venir. Comme l’a dit C. S. Lewis, « nos désirs sont ce que nous possédons de plus précieux ». 


Plus vous cheminez étroitement avec Christ, plus vous avez faim de Christ… plus vous désirez aller au ciel… plus vous aspirez à connaître « toute la plénitude de Dieu »… plus vous voulez en avoir fini avec le péché… plus vous désirez que l’Époux revienne… plus vous désirez que l’Église soit renouvelée et purifiée par la beauté de Jésus… plus vous souhaitez un grand réveil dans les grandes villes… plus vous désirez voir la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ pénétrer l’obscurité de tous les peuples non atteints du monde… plus vous désirez que les fausses représentations du monde capitulent devant la force de la Vérité… plus vous désirez que la souffrance soit soulagée, les larmes séchées et la mort détruite… plus vous aspirez à ce que tout le mal soit transformé en bien, et à ce que la justice et la grâce de Dieu remplissent la terre, comme l’eau remplit la mer.


Si vous ne ressentez pas en vous un désir intense de voir la gloire de Dieu se répandre, ce n’est pas parce que vous vous êtes longuement abreuvé et que votre soif est étanchée. Non. C’est parce que vous avez trop longuement grignoté à la table du monde. Votre âme est remplie de petites choses, et il n’y reste plus de place pour tout ce qui est grand. Dieu ne vous a pas créé dans ce but. Avoir faim de Dieu, c’est possible. Et vous pouvez en faire l’expérience. Je vous invite à vous détourner des effets anesthésiants de la nourriture et des dangers de l’idolâtrie. Dites, par le biais d’un simple jeûne :


« Vois à quel point j’aspire après toi, ô Dieu ! »

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