Quand nous sommes plus en paix avec l’enfer qu’avec l’évangile…

Chers lecteurs,

Hier, j’ai appris une nouvelle qui m’a particulièrement ébranlée et elle m’a poussé à écrire ce texte. J’ai d’abord écrit ce texte pour moi-même, mais je rends gloire au Seigneur si je peux en encourager plusieurs par la même occasion!

En rentrant chez moi, hier, j’ai reçu un message d’une amie qui m’apprenait que sa maman était atteinte d’un cancer et que la situation était irréversible. En temps normal, j’aurais été peinée de cette nouvelle, mais je serais passé assez vite à autre chose en me disant que c’est la vie et que, bien que cela soit bien triste, ce sont des choses qui arrivent… Mais pas cette fois-ci. Cette fois-ci, un sentiment assez fort de compassion et de tristesse s’est emparé de mon cœur. Il est vrai que cette amie compte particulièrement pour moi depuis presque 20 ans… Mais cela allait plus loin que cette seule amitié. C’était Dieu qui perçait mon cœur, qui tentait de me révéler quelque chose…

Sur la route pour me rendre au travail, je me suis mise à prier pour cette situation. Je priais le Seigneur pour que cette difficile épreuve dans la vie de ma chère amie puisse susciter des occasions pour que nous puissions parler de la Bonne Nouvelle de Jésus [cette amie sait depuis longtemps que je suis croyante, mais nous n’avons malheureusement pas encore eu de discussion cœur à cœur à ce sujet]. Pendant cette prière, mes yeux se sont remplis d’eau : je vivais la compassion, la vraie. J’étais triste du fait que la maman de mon amie puisse mourir comme ça à l’aube de la soixantaine, de la retraite, laissant derrière elle son mari, ses deux filles et sa petite-fille de 18 mois. J’étais paniquée par le fait qu’elle quitterait cette terre en n’ayant peut-être aucun espoir de revoir ceux qu’elle aime, mais surtout par le fait qu’elle partait vers un monde ténébreux. Un sentiment d’urgence s’est emparé de moi et je me disais que je devais aller la voir, lui parler de l’amour de Dieu, lui dire qu’il est possible d’être en paix avec la mort, d’être remplie d’espoir malgré les temps difficiles, d’être sereine à l’idée de quitter cette terre et toutes ces choses et ces personnes qui nous sont chères.

Puis, en essayant de retenir mes larmes, je me suis dit que ça ne se faisait pas de débarquer comme ça dans une chambre d’hôpital, au chevet d’une femme que je n'ai vue que quelques fois dans ma vie, la mère de mon amie, pour lui demander si elle croyait en Dieu sans quoi la perdition éternelle l’attendait. Tranquillement, j’étais en train de faire place à la raison et à l’orgueil. Mon bien-être et mon image devenaient plus importants que la destinée éternelle de cette dame souffrante qui allait bientôt mourir. Toute cette compassion que je ressentais diminuait tranquillement et laissait place à de l’égoïsme pur. C’est comme si je donnais à Satan l’occasion de prendre cette âme en disant : « Au risque de froisser cette mourante et d’abîmer cette amitié que j’ai depuis longtemps avec sa fille, je te cède le combat pour cette âme, Satan ». Ça vous semble peut-être extrême, mais c’est tout de même cette réflexion que j’ai eue. En fait, j’étais prête à laisser cette âme mourir sans même essayer quoi que ce soit. Oui, peut-être aurais-je pu maladroitement blesser cette personne, mais le message de Christ n’est-il pas plus important que tout ça? La mort imminente n’est-elle pas une urgence de prêcher l’évangile en soi? Entre vous et moi, je sais très bien que le plan de Dieu est parfait et que si Dieu a choisi une personne pour être son enfant, elle le deviendra même si nous manquons à cette mission. D’un autre côté, qui dit que je ne suis pas cette personne que Dieu a choisie pour annoncer son message d’amour et d’espoir? Prendrais-je le risque de me taire par simple amour propre…? C’est à bien y réfléchir… Cette nouvelle est encore très récente et je n’ai même pas pu voir mon amie encore. Je ne sais pas ce que le Seigneur me réserve. Je m’en remets à lui, car je ne peux rien faire sans lui. Que le Seigneur soit ma force!

« À celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l'Église [et] en Jésus-Christ, pour toutes les générations, aux siècles des siècles! Amen! »
- Éphésiens 3.20,21

Je vous laisse avec un défi intéressant que j’ai trouvé sur un site Web.

Passez à l’action :
  • Dresse une liste de 5 amis qui ne connaissent pas Jésus pour qui tu prieras et à qui tu présenteras l’évangile.
  • Cette semaine, prends l’initiative de parler de l’évangile à une personne sur ta liste.
  • Explique ce que la Bible dit au sujet de l’évangélisation à un autre chrétien cette semaine.

 

Soyez tous bénis,

AM xx

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Commentaires

Frédéric Mondin - octobre 17, 2016

Belle exhortation, qui nous fait réfléchir tout en laissant le dernier mot à la souveraineté de Dieu, merci !

Alain Cazes - septembre 2, 2016

Touchant partage ma soeur. Vous n’êtes pas seule dans ce combat. Nous y sommes tous engagés si je puis dire. Notre crainte de perdre des amitiés est parfois un frein à notre évangélisation. Je viens de le vivre personnellement avec un collègue retraité qui a 90 ans et qui craint la mort. Mais il est athée. Étant donné que son état de santé lui permet encore de lire, je lui ai écrit une lettre qui, d’entrée de jeu, contenait un court témoignage personnel de ma conversion, suivi de quelques versets bibliques qui témoignent de l’amour de Dieu en Jésus-Christ.
Bon courage et merci pour votre partage,
AC

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